Démarche zéro déchet, étape 3 : Le compost.

Saviez-vous que 30% de nos ordures ménagères pourraient finir ailleurs que dans votre poubelle ? Pour rappel, nous produisons en France, en moyenne 390 kilos de déchets par habitant (Source ADEME).

Dans une démarche zéro déchet, il est donc facile de s’attaquer aux matières organiques qui peuvent être compostées. Et si vous respectez quelques règles de base, vous passerez pour un expert en traitement des déchets et vous contribuerez, à votre niveau, à limiter l’impact écologique de votre consommation.

Le compost, c’est quoi ?

Le compostage ça sent mauvais, c’est inutile, ça ramène des nuisibles et patati et patata. Autant attaquer tout de suite les idées reçues, car un compost bien maîtrisé n’est en rien nuisible, sauf pour celui qui ne connaît pas. Reste à vous former, à vous informer, à faire appel à des associations ou à des professionnels afin de contrecarrer ces arguments faciles, permettant aux plus réfractaires de vous donner envie de fuir et de ne pas vous y mettre.  

Différentes structures proposent des formations de référent de site de compostage, de guide composteur et/ou maître composteur, comme par exemple Organeo : https://www.organeo.com/formations-guide-et-maitre-composteur/

Pourtant composter c’est faire un cadeau à la terre. C’est rendre à la terre ce qu’elle nous a donné, en la nourrissant en retour des déchets que nous produisons.

Le compost, c’est un processus naturel de décomposition de la matière organique qui, en présence de différents facteurs (de l’eau, de l’air, de la matière verte humide, de la matière brune sèche, des auxiliaires, des bactéries, des champignons…) réduisent les déchets en matière enrichissante pour le sol, pour vos plantes et même pour vos légumes.

Le compost, comment ?

Nous aurions pu vous proposer la liste des déchets à composter, des déchets à ne pas composter mais nous vous proposons plutôt, d’aller voir ce petit guide très bien fait par l’ADEME qui devrait vous donner envie de vous mettre au compost :  https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-compostage-et-paillage.pdf

Maintenant que vous êtes informé, que vous êtes sensibilisé, on se retrousse les manches et on y va ! Plusieurs options s’offrent à vous en fonction de votre lieu de vie, pour installer un système de compostage. Vous allez voir, c’est possible et simple… quoique.

Vous vivez en maison et vous avez la chance d’avoir un jardin, le compostage dans un composteur ou en tas est une alternative intéressante. Vous allez même pouvoir traiter vos déchets de jardin, tonte de pelouse, tailles de haies etc. Différents modèles à base de plastique existent dans le commerce, mais il est aussi possible de le faire soi même avec des palettes en mode récupération.

Vous vivez en appartement :

> Option 1 : Vous invitez vos voisins à découvrir le zéro déchet et vous demandez, en concertation avec les différents acteurs de votre immeuble (Syndic, Conseil Syndical etc.), la possibilité et l’autorisation d’installer un composteur collectif dans les espaces verts.

Il s’agit d’un projet à cadrer et il est fortement recommandé de vous faire soutenir par un maître composteur ! Ce dernier est formé pour vous transmettre son savoir sur le compostage et il est surtout là pour vous aider dans l’organisation de ce nouveau lieu de rendez vous dans votre résidence. L’occasion de vous reconnecter à la terre et, surtout, une occasion en or pour créer du lien avec vos voisines et voisins.

> Option 2 : Investir dans un lombricomposteur. Un système ingénieux ou une colonie de vers va digérer sur place l’ensemble de vos déchets de cuisine. Nous sommes d’accord, il faut passer au dessus du stade “Quoi ? Des vers par centaines dans ma cuisine ?! Euh NON”. Mais si ! Parce que si c’est bien fait, cela ne sent pas et c’est même un objet d’apprentissage sur la vie.

Le compost, pourquoi ?

Nous l’avons vu plus haut, avec la pratique du compostage, vous réduisez vos déchets. Vous n’aurez plus à vous rendre un samedi après midi dans une jardinerie bondée afin d’y acheter vos amendements pour vos jardinières (Terreau, paillis etc). Fini aussi les voyages à la déchetterie afin d’y amener vos tailles de haies et autres déchets verts. Au contraire, vous recyclez sur place la matière organique, vous limitez votre empreinte carbone car moins de déplacements et vous bénéficiez d’un amendement riche pour vos plantes et autres légumes.

Vous voilà rentré de pieds fermes dans une démarche écocitoyenne de réduction de l’impact de votre manière de vivre sur notre Terre. Vous allez apprendre sur la vie du sol, sur l’énergie que génèrent ces déchets, vous allez agir concrètement, vous allez aussi vivre de bons moments avec ces inconnus qui vivent sur le même pallier que vous.

Témoignage de Thomas Desbonnez, auteur de l’article :

“Je suis collaborateur du groupe Sergic dans une démarche personnelle très active autour des thèmes liés à l’écologie, le zéro déchet, la permaculture et la préservation de l’environnement. Je cherche une résidence, si possible dans les Hauts de France, afin d’aider à l’installation d’un site de compostage partagé, le but étant de finaliser ma formation de maître composteur par le suivi d’un projet de compostage de A à Z, avec mémoire à rédiger et soutenance face à un jury à passer. Attention, c’est un projet qui nécessite de l’investissement de la part des différents acteurs dans votre immeuble et si vous souhaitez vous y mettre, il faudra accepter de passer quelques heures avec moi afin de bien ficeler le projet et de nous lancer ensemble dans cette aventure. Donc si jamais je vous ai donné envie de vous y mettre, vous savez ce qu’il vous reste à faire, contactez-moi (tdesbonnez@sergic.com) ! »

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Une réponse à Démarche zéro déchet, étape 3 : Le compost.

  1. BEATRICE JANON dit :

    Moi je suis entierement d’accord pour faire un compost collectif dans la résidence ou je suis , je le proposerai encore au prochain CS. en esperant ne pas essuyer de refus..
    Pour ma part je ne jette aucunes épluchures de fruits et légumes à la poubelle car j’ai la chance d’avoir une terrasse et des grands bacs de plantation dans lequels j’enterre mes épluchures cela régénére la terre trés rapidement

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