Edito, le mot du président : L’après COP21, concrètement …

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Fin 2015, s’est tenue à Paris la Conférence COP21 sur le climat. Celle-ci s’est achevée par l’adoption d’une  « Convention Cadre ». L’efficacité énergétique dans le bâtiment en est un enjeu majeur.

Cela amplifie un peu plus le mouvement de fond lancé depuis plusieurs années autour de la rénovation énergétique, déjà accompagné par  différentes lois promulguées en France : Loi Grenelle de 2010, Loi ALUR de 2014, Loi de Transition Énergétique de 2015…

Les pouvoirs publics affichent clairement une volonté d’un habitat plus économe en énergie fossile.
Cette tendance est donc inéluctable.

A ce jour, il faut se rappeler que le bâtiment représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre. En cela, le plan de relance de la construction lancé par le Ministère de l’Egalité des Territoires et de la Ruralité est directement concerné par la COP21 ; l’objectif est de d’améliorer la consommation énergétique finale du bâtiment de 50 % en 2050  par rapport à 2012.

La rénovation et la construction de logements offrent donc un potentiel significatif pour arriver à une croissance rapide des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Sommes-nous devant une opportunité ou une contrainte pour le parc ancien ?

Deux interprétations sont possibles :

                1/ C’est une contrainte,
dès lors que le frein à la rénovation énergétique est avant tout économique, que la décision doit être votée à majorité dans l’habitat collectif, quand bien même les règles de majorité ont été simplifiées récemment. Le gouvernement n’est pas insensible à cet aspect financier, en dépit des aides existantes. Sachez que la Profession milite pour contribuer à un certain nombre de solutions, notamment d’ordre fiscal, pour soutenir cet effort.

                2/ C’est une opportunité à l’inverse,
car cela permet de s’engager dans un processus de modernisation du logement, au-delà de l’aspiration au « durable » de plus en plus présente dans l’esprit de la société civile. Aller dans cette voie vise également à éviter une dépréciation progressive de la valeur du logement ancien par rapport celle du neuf, sur de simples critères de consommation énergétique.

Vu sous cet angle patrimonial, l’enjeu n’est donc pas seulement sociétal au sens de la COP21, mais bien réel. Il mérite d’être abordé avec précision et dans une échelle temps permettant d’atténuer l’effort financier

A tout le moins, la problématique est clairement posée, et si des solutions n’apparaissent pas suffisamment complètes à ce jour, voilà de vrais sujets sur lesquels nous avons à échanger, collaborer, pour construire et innover entre particuliers et professionnels.

Bonne année 2016.

Eric DERELY
Président du groupe Sergic

 

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